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Senteurs du Labo de Cléopâtre et authenticité

La Labo de Cléopâtre, c’est un blog et une boutique de senteurs de l’Antiquité que j’ai ouverte sur Etsy. Aujourd’hui, sur mon blog, je vais vous éclairer le lien entre les produits que je réalise et le type de recettes qui les a inspirés. Car la première étape, ce par quoi tout a commencé, c’est la recherche.

Il n’y a aucune qui ne soit issue de mon imagination, même si, bien entendu, il doit y avoir une certaine dos d’invention mais surtout de logique pour combler les manques liés à une recette manquant de proportions ou dont un ou plusieurs ingrédients ont disparu.

Il y a donc des degrés dans la part prise par les textes et celle prise par la re-création, la créativité.

  • La recette est complète : elle comporte des proportions précises et des détails de fabrication

– Parfum sec de roses

– Parfum sec de roses 2

– Parfum antique de roses

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  • La recette est complète mais certains ingrédients qui la composent ne sont plus trouvables, il y a des détails de fabrication

– Kyphi de Dioscoride

– Encens biblique

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  • La recette antique est complète à part quelques proportions non précisées, il y a des détails de fabrication mais certains ingrédients ne sont plus trouvables

– Nettoyant de Cléopâtre

– Parfum de robes

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  • La recette existe uniquement sous forme de liste d’ingrédients qui la composent et plus ou moins de détails de fabrication

– – Kyphi de Galien

– Kyphi syriaque

– Encens de Gilgamesh

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  • Il n’y a pas de recette, juste une liste d’ingrédients utilisés dans telle ou telle région ou telle ou telle circonstance

– Encens d’Aphrodite

– Encens de funérailles romaines

– Encens de mariage mythologique

– Encens de Dionysos

– Encens crétois

– Kyphi de Pylos

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  • Des textes d’historiens ou de botanistes évoquent les effets supposés de quelques plantes, selon les croyances de l’Antiquité

– Aphrodisiaque grec

– Aphrodisiaque romain

– Aphrodisiaque indien

– Encens de sommeil

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Les ouvrages de référence utilisés peuvent être :

  • Des textes littéraires, poésies, mythes antiques, etc…
  • Des ouvrages de botanistes, historiens, naturalistes anciens
  • Des ouvrages de médecins de toute la période antique
  • Des compilations d’extraits de textes antiques par des chercheurs en lettres
  • Des ouvrages d’historiens ou de parfumeurs de l’époque moderne
  • Des ouvrages d’historiens contemporains sur l’histoire du parfum
  • Des ouvrages d’historiens contemporains sur la botanique ancienne

Dans tous les cas, l’histoire de chaque produit vous est brièvement racontée sur chaque fiche produit et plus précisément lorsque vous passez commande et recevez un produit puisque aucun ne vous est envoyé sans papier explicatif.

Cet article ayant l’avantage de rendre simple et clair ce que je fais, je l’enrichirai au fur et à mesure de l’évolution de la boutique et de son enrichissement en produits. Donc, si mes créations de senteurs antiques vous intéressent, n’oubliez pas de mettre cette page en favori.

Ma boutique dans son ensemble pour tout voir en une seule page

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Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

 

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Sexualité : représentation et inégalités

Il y a peu, la lecture d’un article en ligne des Inrockuptibles répondait à une question triviale qu’on a pourtant beaucoup entendu poser : « Pourquoi les hommes nus représentés sur les statues gréco-romaines ont-ils de si petits sexes ? » C’est peut-être d’autant plus sensible que les hommes représentés ont une musculature puissante et que les statues gréco-romaines restent inégalées dans leur perfection.

L’article expliquait que pour la civilisation gréco-romaine, un grand sexe était la marque d’un homme bestial, non civilisé et peu spirituel. Dans notre société, à l’inverse, la taille est une obsession ou un complexe contre lequel il faut toujours lutter. Et face aux représentations de la pornographie industrielle et comparées aux fantasmes occidentaux, les petites bites des oeuvres d’art antiques prêtent à sourire.

Pourtant, beaucoup de représentations artistiques gréco-romaines montrent facilement des hommes à sexes dressés et proéminents. Personnages ithyphalliques, amphores aux phallus dressés, représentations de faunes et de satyres, les images montrent des sexes propres à nous faire rougir comme nous le souhaitions.

Pourtant, c’est vrai que ce sont des images qui n’ont pas grand-chose à voir avec la dignité olympienne et les représentations de l’élite sociale. On ne trouvera pas de héros ou de dieu en érection ou en plein acte sexuel. C’est réservé à des divinités inférieures, liées à la Nature, au culte de la Fertilité, ces histoires où les Satyres passent leur temps à violer les Nymphes. Chez les Hommes, même chose : il nous reste de nombreuses représentations antiques de scènes pornographiques dans lesquelles peuvent se mêler fantasmes et violence et où la vulgarité prévaut.

Héritiers de cette culture, nous avons nous aussi une scission entre la vie sociale ordinaire où les représentations dignes et vertueuses sont la norme tandis que la représentation de la sexualité, violente, bestiale, et sur-fantasmée où l’autre doit être traité en objet pour mieux en jouir se sur-consomme en secret de façon massive et banalisée.

Dans l’Antiquité, justement, on distinguait, comme la religion l’a fait de façon beaucoup plus stricte, le sexe pour se reproduire et le sexe pour le plaisir. L’article citait même le cas d’un Romain condamné pour avoir trop aimé le corps de sa femme ! Faire l’amour à sa femme autrement que pour lui faire des enfants, précisait l’article, c’était la considérer comme une esclave. En soi, le sexe pour le plaisir était déjà considéré comme dégradant pour la femme libre, la citoyenne qui n’avait pas à subir la lubricité -considérée malgré tout comme naturelle – de son mari.

Le sexe pour le plaisir est donc déjà l’apanage de l’homme, la violence qu’il fait subir à la femme, raison pour laquelle il doit aller voir les prostituées qui, non libres, n’avaient pas à mériter le respect. A cette époque où il était courant de mourir en couches, éviter les rapports sexuels à répétition pouvait en effet augmenter l’espérance de vie.

Et les autres femmes, ne méritaient-elles pas de rester en vie ? A l’arrivée du Christianisme, religion d’esclaves, la question ne se pose plus. C’est d’autant plus vrai que les saints des premiers siècles étaient souvent mariés tout en vivant chastement une fois devenus chrétiens, les gens spirituels et tournés vers Dieu n’ayant pas à être préoccupés de sexualité.

Dans la spiritualité asiatique, c’est la même problématique : le sexe enchaîne à la terre, rabaisse et ne permet pas de s’élever. Dans le film indien Fire, qui traite de l’homosexualité féminine des épouses délaissées, une des femmes subit depuis 13 ans la chasteté égoïste d’un mari dont l’ambition est l’élévation spirituelle, avant de trouver l’amour auprès d’une autre épouse délaissée.

Car d’une culture à l’autre, c’est souvent la même histoire : les femmes subissent depuis des millénaires, des schémas culturels desquels elle est plutôt exclue et d’où forcément, elle a du mal à s’épanouir, demander, être exigeante et prendre place dans sa propre sexualité, au point qu’on considère que 40 ans est l’âge auquel une femme parvient enfin à l’épanouissement sexuel.

Un problème d’inégalité que les Occidentaux pensent parfois équilibrer avec des pratiques sexuelles issues du Tantrisme de la main gauche dans lesquelles l’homme donne du plaisir à la femme sans s’abandonner au sien pour devenir immortel. Dans la tradition des yogi, on estime en effet que l’émission du sperme rend mortel et conduit à la mort. Les femmes, bien entendu, sont encore et toujours absentes du véritable objectif convoité – l’immortalité – tout en en étant le moyen.

Avec de telles inégalités dans les manières de concevoir la relation à l’autre dans les différentes cultures, comment s’étonner que le chemin de l’épanouissement sexuel soit parfois si long pour une femme et doive souvent passer par l’avilissement ou au contraire une agressivité qui n’est pas plus souhaitable.

Tant qu’il s’agira toujours, dans la sexualité comme dans la relation, de prendre quelque chose à l’autre, il sera vain d’espérer l’égalité à une échelle plus large.

Nouvel article Labo de Cléopâtre : Phénix et parfums

Cet article et photo sont les propriétés du site Echodecythere. Il est interdit par le code de la propriété intellectuelle de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

Test pack encens découverte de l’antiquité — Eso

Comme vous le savez, j’ai créé une boutique Etsy consacrée aux senteurs antiques. Pourquoi senteurs ? Tout simplement parce que ce sont des parfums indirects, non destinés à entrer en contact avec la peau. C’est donc majoritairement des encens, des parfums d’ambiance que je propose, une pratique très répandue au Moyen-Orient et en Afrique, comme elle le fut dans l’Europe antique, mais moins évidente désormais dans la plupart des pays européens.

Sophie, la première curieuse à m’avoir fait confiance et qui a bien été inspirée pour le nom de son blog, â décidé d’interroger l’usage des encens que j’ai créés à partir des textes anciens, à la pratique de l’Ars magica d’aujourd’hui, qui n’a jamais renié son goût pour le traditionnel et l’ancestral. Une belle occasion pour moi, De découvrir une facette de ces senteurs dans un cadre surprenant, qui rejoint parfaitement l’usage initial qu’ils avaient dans l’Antiquité.

Voici les 4 encens de ma boutique que je propose individuellement et en pack :

l’encens d’Aphrodite, créé à partir de la description d’un culte grec ancien rendu à la déesse de l’Amour.
l’encens de Dionysos, qu’Ovide prétend avoir été créé par le dieu pour son père Zeus
l’encens de mariage mythologique, senteur que Sappho a décrite comme étant celle présente au mariage d’Hector et Andromaque
l’encens de funérailles romaines, qui a été créé à partir de descriptions de testaments mentionnant les parfums exigés par une personne à ses funérailles

Mes senteurs de l’Antiquité 

Merci, Sophie, d’avoir transporté mes encens dans le monde de l’ésotérisme créatif : c’est une belle découverte !

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Bonjour, il y a quelques mois je vous parlais du unbox pack « encens découverte de l’antiquité ». Pour connaître leurs propriétés, j’ai crée une planche à main levée! Résultat au pendule et « réception »: Encens d’Aphrodite: Offrande et dédication à Aphrodite et au féminin sacré, dans le cas du féminin sacré, il faut bien entendu accordé la […]

via Test pack encens découverte de l’antiquité — Eso

Découvrir les épices aphrodisiaques

Parce qu’elles utilisent une nouveauté et des sensations surprenantes dans un monde auparavant sans surprises, les épices introduisent de la magie dans notre alimentation sans en changer les ingrédients de base, juste en provoquant une sorte de réveil. Réveil spirituel, réveil sensuel : si une viande, une céréale, un légume nous nourrit, il est vrai qu’une épice nous interpelle et interroge notre conscience, nous poussant à déployer plus d’attention à ce que nous goûtons pour tenter de comprendre ce qui a changé.

Cette spécificité des épices est allée jusqu’à ce qu’on les qualifie parfois d’aphrodisiaques, en tout cas pour certaines d’entre elles. J’ai voulu mener l’enquête et faire un article sur celles qui m’ont interpellée. Dans cette entreprise, je n’ai pas été seule, obtenant de l’aide que j’avais demandée à l’équipe de L’île aux épices qui m’a gentiment fourni des épices à tester comme je le désirais. J’ai choisi cette entreprise en ligne pour la richesse de produits et d’actualités qu’ils offraient puisque leur site regorge d’informations historiques, anecdotes, recettes et conseils d’utilisation pour chaque produit qu’ils proposent. Et, détail qui va peut-être paraître négligeable mais qui compte pourtant beaucoup : une date de péremption.

En effet, si une épice semble se conserver indéfiniment parce qu’elle est sèche et ne pourrit donc pas, elle perd malgré tout au fil du temps ses qualités aromatiques et ses vertus. Les spécialistes des épices que sont les Indiens ne s’y trompent d’ailleurs pas : normalement, ils n’achètent pas de poudre ou de mélanges d’épices en poudre – plutôt réservés aux Occidentaux – mais concassent les épices juste avant la réalisation de leur préparation pour leur conserver toute leur saveur et leur puissance. Pour suivre leur exemple et profiter aux mieux des épices, je vous conseille d’investir dans un mortier.

En attendant, voici quelques-unes de mes découvertes

Petit fruit d’une liane, sa saveur piquante rappelle effectivement les caractéristiques des épices considérées comme aphrodisiaques, généralement échauffantes, tout comme le désir sexuel mis sous le signe du feu et qu’on retrouve dans des expressions comme « être en feu », « avoir le feu au cul », « être chaud », etc. Le poivre long est censé être un aphrodisiaque pour femmes exclusivement; sa belle forme phallique épaisse à la base et fine en haut nous fait effectivement penser à un sexe masculin.

Herbe aux Satyres de l’Antiquité, elle n’a pas été qu’un condiment, mais aussi un ingrédient privilégié – et redouté- des philtres et potions aphrodisiaques. Voici d’ailleurs ce qu’en disait Ovide dans son Art d’aimer : « Il y a des vieilles femmes qui conseillent de prendre de la sarriette, plante malfaisante à mes yeux, c’est un poison. » A la place, il recommandait l’oignon…Non seulement la sarriette n’est pas un poison, mais n’est pas tue-l’amour comme l’oignon. Au contraire, peu employée dans notre culture malgré son ancienneté, elle gagnerait à mon avis à être découverte, même pour ses vertus aphrodisiaques.

Ce mélange d’épices du Maghreb est celui qui me fascine le plus et avec lequel il faut être un petit peu exigeant. Son mélange, qui peut aller au-delà d’une trentaine d’épices et qui doit forcément contenir au moins un ingrédient aphrodisiaque – dont le plus dangereux peut être la cantharide, mortel – est de loin le plus mystérieux. On peut prendre des risques à le consommer dans sa région d’origine, et en même temps, il n’y a rien à vivre en consommant les mélanges aseptisés des commerces ordinaires où vous ne trouverez que des épices que vous connaissez. Bien sûr, les mélanges varient d’une région à l’autre, mais voici quelques exigences à conserver pour choisir un mélange intéressant : ne l’achetez pas en grande surface où son peu d’épices bien en plus trop balisées ne vous fera pas voyager, mais ne l’achetez pas non plus hors de toute condition garantissant votre sécurité. Le mélange doit contenir environ une vingtaine d’ingrédients dont un au moins a une réputation aphrodisiaque. Enfin, pour le voyage, il doit également contenir des plantes à parfum comme des fleurs, et des épices que vous ne connaissez généralement pas.

Voici une petite merveille rare qui ressemble au poivre de Sichuan tout en s’en distinguant par son étonnante saveur piquante au fort goût d’agrume. La baie est japonaise et utilisée depuis très longtemps. C’est un faux poivre, comme le poivre du Sichuan, et comme son cousin chinois, sa particularité est aussi d’anesthésier légèrement les lèvres et la langue. D’un point de vue gustatif, c’est une surprise, un éveil, quelque chose qui vient mettre un coup de fouet au palais tout en le caressant.

Il paraît que c’est un aphrodisiaque. J’y réfléchissais sérieusement lorsque je me suis souvenue d’une crème aphrodisiaque à appliquer sur les parties génitales et qui était à base de menthol, provoquant de légers picotements, préludes à l’excitation. Et si ces vertus anesthésiantes qui provoquent de légers fourmillements n’avaient pas été employées en cuisine, pour se révéler aphrodisiaques ?

Evidemment, il n’y a pas de certitudes, mais ce qu’il y a de sûr, c’est que la relation entre l’homme et les végétaux qui améliorent sa vie est loin de s’être cantonnée à l’alimentaire…

Nouvel article Labo de Cléopâtre : Faire un parfum huileux (DIY)

Cet article est la propriété du site Echodecythere. Il est interdit par le code de la propriété intellectuelle de le reproduire sans l’autorisation de son auteur.

Dans Le labo de Cléopâtre

Aujourd’hui, je vous fais entrer dans le Labo de Cléopâtre, pour vous en faire découvrir tous les aspects, car si la démarche est claire pour moi, il est possible qu’elle soit un peu nébuleuse pour vous.

Le Labo de Cléopâtre, c’est d’abord un blog, que vous suivez parfois, que vous découvrez par hasard d’autres fois. Son nom n’est pas un hasard, car il est né après que j’aie reproduit un cosmétique de la grande reine d’Egypte à partir d’une recette des fragments restants du Kosmètikon, le livre de cosmétiques perdus de Cléopâtre. Je décidai à ce moment-là d’étudier les recettes de beauté de la dernière reine d’Egypte. Mais, soyons honnête, beaucoup sont répugnantes, impossibles à réaliser ou bien contiennent des produits toxiques. Les recettes de Cléopâtre qui nous restent sont trop peu nombreuses et ne sont pas parlantes si elles ne sont pas contextualisées.

  • La base du Labo, c’est donc la recherche. Les livres, les auteurs anciens des genres les plus variés -histoire, botanique, poésie, médecine, compilation, histoire naturelle- sont à la base de toute mon enquête et ma démarche de reconstitution de parfums et cosmétiques antiques. Chez moi, pas de spectromètre de masse, pas de chimie pour analyser le contenu d’un flacon retrouvé. Formée à la recherche en littérature, c’est par le biais des auteurs antiques et des chercheurs modernes sur le sujet que je travaille, dont une grande partie est numérisée dans les bibliothèques spécialisées.Recherche cosmétiques antiques
  • Le Labo, c’est aussi une sorte de bibliothèque-musée : celle des matières premières utilisées dans l’Antiquité, quand elles sont encore trouvables. On trouve ainsi toutes sortes de résines, de racines, de fleurs, d’épices, d’écorces qu’on trouvait autrefois pour créer des produits parfumés. On trouve aussi des huiles spécifiquement utilisées dans l’Antiquité, pour faire les parfums huileux. C’est presque un petit musée, et comme dans un musée, en tant que conservatrice, je rêve de quelque pièce rare que je pourrais récupérer et pense à celles que je possède et qui ne sont pas exactement identiques à celles de l’Antiquité. Et comme dans un musée, le préjugé qui fait des lieux de conservation des lieux morts est faux : la bibliothèque-musée du Labo, ce sont des acquisitions et donc un passé, et beaucoup de désirs et projets, donc un avenir.

Par contre, comme ce n’est pas un musée accessible au public mais fermé comme une bibliothèque privée, c’est un gros bazar dans lequel moi seule me retrouve et où je n’ai pas pris le temps de mettre une seule étiquette sur les bocaux et où beaucoup de choses sont dans leur emballage d’origine. J’aime penser et créer plus que ranger, j’avoue.IMG_5568

  • Mais le Labo de Cléopâtre, c’est surtout un labo, c’est donc un lieu où sont réalisés et testés toutes sortes de cosmétiques et parfums, ceux que je peux proposer à la vente et ceux que je ne peux pas proposer mais que je réalise malgré tout dans le but de recherches et d’acquisition des savoir-faire. En effet, la transmission des gestes n’étant plus possible, c’est en faisant, refaisant, réfléchissant sur ce qui se passe et pourquoi ça se passe que la compréhension est possible. Car il ne faut pas oublier que dans les choix de certaines techniques, il y a toute une histoire de possibilités et d’impossibilités qui se raconte en creux mais qui n’ont jamais été écrits dans les livres. IMG_5152

C’est pour cela que chez moi, il y a des parfums huileux dont la technique a été donnée dans l’Antiquité et que j’ai réalisés patiemment pour la connaissance mais qui sont trop coûteux et fastidieux à réaliser par rapport à l’utilisation des huiles essentielles qui a été une révolution dans l’histoire de la parfumerie. Sauf que, rigoureusement, l’utilisation de la distillation n’est pas historique. J’ai ainsi un parfum antique dont la recette a été suivie à la lettre et dont le parfum de roses est le meilleur que j’aie jamais senti (au premier plan).

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Malheureusement, un blog ne véhicule pas d’odeurs, donc vous n’en saurez pas plus.

  • Enfin, le Labo de Cléopâtre, c’est aussi une boutique Etsy où je vous propose des parfums qui existaient dans l’Antiquité mais d’une forme moins connue que ceux que nous connaissons actuellement et qui, pour certains, ont même été oubliés, comme c’est le cas des parfums en poudre dont je retrouve encore l’évocation dans les livres du XIX ème siècle mais qui ont progressivement disparu des ouvrages sur les parfums antiques. Un parfum sous forme de poudre de végétaux, un encens, ça ne laisse pas de trace au niveau archéologique : résines et plantes, issues de la nature, retournent à la nature une fois en terre, et y disparaissent sans un bruit, sans une preuve de leur passage.

A quoi ressemble la réalisation d’un parfum antique ?

A de la cuisine : je travaille au couteau, au mortier, à la cuillère, à l’huile, au sel, aux aromates, et une fois que le tout est fini, j’ai beaucoup de vaisselle ! Et comme en cuisine, le travail manuel peut parfois être très long !IMG_5102

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J’utilise quand même le mixeur pour les cas les plus compliqués comme le Détergent de Cléopâtre.

Je travaille masquée pour que les particules n’attaquent pas mon système respiratoire à l’usage, et aussi parce que j’ai un terrain allergique -les choses sont vraiment mal faites-!

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Bonne découverte de mon projet, de mon atelier-de « ma tour », comme dit Sophie-.

Pour découvrir les produits de ma boutique

Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

Blogueuse et auteure chez Lulu

Cette semaine, je suis la blogueuse invitée du blog Lulu. Les blogueurs et auteurs ayant été invités à parler de leur expérience d’auteur Lulu, j’ai décidé de faire partager la mienne puisque j’ai écrit mon livre Réalisez un vrai cosmétique de Cléopâtre via ce moyen d’auto-publication.

Ca me tenait d’autant plus à coeur que mon expérience d’auteure et même de créatrice de boutique de senteurs de l’Antiquité dépendent entièrement des recherches que j’ai faites pour ce premier blog, Echodecythere, consacré à Aphrodite et qui ont évolué dans tous les sens sans que je l’aie auparavant projeté.

Alors, lecteur, lectrice, tiens bien ton coeur, tiens bien tes rêves, amuse-toi, prends plaisir mais sois aussi rigoureux, et lance un projet de toute ton âme car tu ne sais pas jusqu’où te portera ton univers intérieur…

Pour me lire sur le blog de Lulu, c’est ici : Pour faire connaître un vrai cosmétique de Cléopâtre…

A très bientôt avec de vrais articles de fond, c’est promis !

Unboxing « encens découverte » du Labo de Cléopâtre

Mes encens du Labo de Cléopâtre ont gentiment mais objectivement été testés par Sophie du Blog Eso&Créative, avec les plus et les moins et elle a pris la peine d’en faire un article, donc je partage, via mon second blog Le labo de Cléopâtre ( oui, c’est un peu compliqué, même moi, je m’y perds !)

Merci bien, en tous cas de l’intérêt porté aux véritables senteurs de l’Antiquité.

Encens du Labo chez Eso&Créative

( Photo à la Une : préparation de commande dans mon atelier. )

N°100 : Aphroditologie

Pour ce centième article qui tombe à peu près en même temps que les 2 ans du blog – même si je suis du genre à penser que ça n’est qu’un blog et qu’en somme, ça n’intéressera pas grand monde – j’ai décidé de vous raconter l’origine d’Echodecythere et du lien que j’entretiens avec Aphrodite. Soyons fous, c’est parti, c’est le numéro 100 ! Merci de continuer à me lire après tout ce temps car dans la jungle des médias et de l’offre proposée, c’est dur de s’intéresser de façon constante à quelque chose créé par une seule personne, surtout si elle est un peu sauvage comme je le suis.

Donc, il y a deux ans, je décide de faire un blog sur Aphrodite dont chaque article, sauf exception, sera illustré par une photo de la déesse, le plus souvent sous la forme de la Vénus de Milo dont j’ai acheté une statuette dans une boutique pour touristes du quartier Saint-Michel. Tout est clair dans ma tête. Je n’ai qu’à commencer.

Tout cela est presque vrai. On va dire que c’est plutôt intuitivement clair, d’autant plus qu’à cette époque, j’ignore ce que c’est que de tenir un blog. Cette histoire t’intéresse ? Viens, lecteur, pour la première fois, je ne fais pas d’analyse, je ne vais pas chercher dans les livres anciens, les grimoires de magie, je ne vais pas interroger le sens d’une oeuvre d’art, je sors tout de moi-même, pour ce centième article, je te raconte une histoire.

Quelle histoire ? La mienne. J’ai horreur d’écrire sur moi pourtant, mais je trouve moi-même cette histoire si surprenante que je te la raconte.

C’est Noël et j’ai entre 12 et 13 ans. Je viens de recevoir un livre sur les mythes et légendes du monde entier adapté à mon âge. La plupart des histoires sont grecques et je les trouve passionnantes car je leur vois du sens et j’ai l’impression que je n’y suis pas habituée. En lettres, je suis la meilleure élève, et je suis une coquette. En lisant l’histoire du Jugement de Pâris, je rencontre Athéna, Héra et Aphrodite, et c’est là que j’ai le coup de foudre pour la déesse de l’Amour et de la beauté des anciens grecs. Je me mets à l’adorer et je n’arrive pas à comprendre comment l’Europe a pu renoncer aux anciens dieux qui me semblent bien plus intéressants que les grandes figures judéo-chrétiennes.

Dans ma vie, depuis toujours, les questions sur la beauté, la séduction, l’amour sont celles qui m’interpellent, m’interrogent, me passionnent sans relâche. Comme toutes les autres figures aphrodisiennes, les pin up, Marylin Monroe, Elisabeth Taylor, Cléopâtre me fascine également. Si tu connais bien ce blog, je suis sûre que tu n’es pas surpris de ce que je te raconte. Mais voici la suite.

Je suis à l’université, en licence de lettres. Un cours sur Homère me fait envie. Je sais que je vais y retrouver les anciens grecs. Je m’y inscris et je découvre l’Iliade et L’Odyssée et j’y retrouve surtout Aphrodite qui parle, bouge, agit, s’habille, joue des tours, exerce son pouvoir ! Je suis en adoration et je devine qu’il y a autre chose, qu’il y a plus à savoir à propos d’elle. Je rêve souvent que quelqu’un ait fait ce travail de compilation à propos de tout ce qui a pu se dire et se réfléchir sur Aphrodite, mais malheureusement ça n’existe pas. Le sujet aurait mauvaise réputation, serait jugé superficiel et de faible intérêt. Si on veut faire valoir son intelligence, on a plutôt intérêt à le faire à partir des codes de société masculins.

Retrouver cet univers m’a tellement enchantée que je m’inscris au cours suivant de ce professeur. Cette fois-ci, j’ose une synthèse sur Aphrodite et Hélène après que ce professeur a dit que malgré ce qu’on croyait, Aphrodite était la déesse de l’intelligence. Forcément, je vois un pont, je m’emballe. Je dois vite déchanter car contrairement à la première fois, je ne reçois pas une excellente note. « Superficiel », paraît-il. Oui, c’est l’adjectif en forme de préjugé qu’on applique toujours à mon intérêt pour l’amour, la beauté, la séduction, les cosmétiques, c’est-à-dire tout ce que j’aime au même titre que l’art, la littérature, la poésie, la réflexion.J’y ai encore droit aujourd’hui et pourtant, il s’était attaché à prouver le contraire. Je comprends que c’était un exercice de rhétorique avant toute chose. Dès que ça devient réel…Pourtant, je refuse de choisir car ce serait me trahir et j’assume de garder tous ces aspects de ma personnalité, que ça plaise ou non.

J’entame mon troisième cycle universitaire et j’apprends à faire de la recherche sans passer par les Grecs, sans passer par Aphrodite, avec un autre profond amoureux de la superficialité néanmoins. Aphrodite, de toutes façons, reste et restera toujours en moi. D’ailleurs, j’ai même acheté une statuette de la Vénus de Milo dans un magasin pour touristes du quartier Saint-Michel.

Bien des années plus tard, lorsque tout à fait par hasard, je conseille à quelqu’un de faire un blog, cette idée : « Et pourquoi pas moi ? » s’impose à mon esprit. Est-ce que ça te surprend, lecteur, si je te dis qu’immédiatement, je sais de quoi je vais parler et que la statuette que j’avais achetée à saint-Michel devient le fil conducteur de mes photos ? Tout vient naturellement, comme si ça m’attendait depuis toujours. et c’est seulement depuis peu de temps que je réalise : cette recherche sur Aphrodite, cette aphroditologie que je rêvais que quelqu’un fasse pour que j’y apprenne tout sur elle, c’est moi qui me la suis finalement apportée, persistant même avec mon second blog Le labo de Cléopâtre. J’ai travaillé à tous mes rêves de jeune fille et ça me donne tellement de joie que je suis bien sûre que ces projets te lasseront avant moi !

Et ça va peut-être te surprendre si tu n’as pas de sensibilité païenne, mais quand j’espère que tu es content de ce que tu as lu, j’espère toujours que la déesse aussi.FullSizeRender (97)

Famille de mes Vénus de Milo élargie au fil du temps pour Echodecythere. Ma première était la plus petite. A gauche, mon indispensable miroir grossissant, à droite, le parfum que j’ai créé à partir du cosmétique original de Cléopâtre.

Le labo de Cléopâtre : Cléopâtre et son célèbre bain au lait d’ânesse

 

Cet article et ces photos sont la propriété du site Echodecythere. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

L’enjeu des soins de beauté

Les soins de beauté existent depuis les débuts de l’humanité, depuis sans doute qu’un premier individu s’est enduit d’ocre et, ayant ainsi modifié son apparence, son statut ou la réaction de ses congénères à son endroit se sont transformés, démontrant que changer, améliorer son physique par divers soins a une importance. Parce que c’est indéniable, même si les effets des soins esthétiques sont difficilement mesurables, leur pratique, considérée comme utile depuis toujours, n’a jamais cessé.

Dès l’Antiquité pourtant s’opère une échelle morale les distinguant : les soins destinés à modifier son apparence en vue de son embellissement – les soins de maquillage, notamment – que les médecins dédaignent, et les soins destinés à entretenir, dont les médecins les plus célèbres immortalisent les recettes.

L’avènement du christianisme et la diffusion de ses idées fait éclater ces distinctions elles-mêmes, car pour le christianisme, l’individu est scindé et le corps est son ennemi. Mortel, faillible, il nous attire vers la Terre, le péché, les vils désirs, la vanité. Et surtout, le corps s’oppose à l’âme qui, elle, a le pouvoir de rejoindre Dieu et devenir immortelle. En sur-valorisant l’âme, on dévalue le corps. Les austérités des lois monastiques et autres auto-flagellations pour expier ou prouver sa dévotion, les scènes de torture des saints abondamment décrites dans les hagiographies et érigées en exemple achèvent de nous démontrer que seuls les êtres dédaignant le corps sont parfaitement purs.

Les pratiques esthétiques reculent, chaque être susceptible de s’y adonner se voyant immédiatement soupçonné de vanité, coquetterie voire pire. Une idée qui se prolonge au-delà du Moyen-Age, de la religion et continue de perturber les liens familiaux.

Pourtant, parallèlement, la découverte des raffinements de l’Orient lors des Croisades marque les esprits et change progressivement le regard et les pratiques de société. L’Europe redécouvre les parfums, et avec eux une certaine conception de l’hygiène et de la beauté en général. La pression de l’Eglise ne parviendra à endiguer le mouvement, et avec l’exemple d’Agnès Sorel, première maîtresse royale de l’histoire de France, les fards font scandale autant qu’ils fascinent. Depuis, ils n’ont pas cessé de progresser malgré quelques éclipses idéologiques dues au conceptions politiques, comme lorsque le rouge passe de la couleur des fards des aristocrates au rouge populaire des sans-culottes.

Idéologiquement, c’est vrai, améliorer son apparence de façon visible, c’est manifester son influence sociale ou politique, ou au moins y prétendre. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que des personnages publics, hommes et femmes politiques sont de plus en plus nombreux à pratiquer la chirurgie esthétique ou au minimum des soins coûteux pour séduire et rester plus longtemps dans la course, et que plus les classes sociales sont élevées et plus les soins sont visibles.

De leur côté, les pratiques esthétiques visant les soins tels que l’envisageait l’Antiquité ont pris une dimension de plus avec l’avancée de toutes les sciences et les technologies. Car entre les moyens pour réparer la peau ou améliorer ses tissus, et une connaissance très pointue des divers processus du vieillissement, diverses inflammations et traumatismes, rêver la perfection et tendre vers elle devient de plus en plus réalisable. Et de plus en plus obligatoire. Car dans nos sociétés, à l’inverse de ce qui se passait au Moyen-Age, mieux vaut viser le corps dans lequel on s’incarne que l’âme dont on doute qu’elle nous offrira le Ciel où on pense qu’y volent plus d’avions que ne s’y rencontre Dieu.

Finalement, dans l’utilisation des soins de beauté, le véritable enjeu est notre façon d’être au monde et surtout de rêver. Mais aussi de s’aimer, de vouloir influencer le monde, d’être conforme, d’accéder aux premières places voire d’obtenir la première place. Car user de cosmétiques et autres soins, c’est encore et toujours viser la Beauté dont les effets ne sont pas entièrement mesurables, dont la formule mathématique n’a jamais été établie et dont l’idée s’incarne le mieux sous forme de déesse éternelle, intemporelle, insaisissable et dont le mystère reste entier. Tout comme s’avère incertaine l’efficacité des actions et des soins de beauté destinés pourtant à nous embellir.

Néanmoins, la caractéristique humaine étant de toujours tendre vers un idéal nourri de rêves qui paraissent impossibles avant de devenir une réalité, il ne faut pas s’étonner de voir cette pratique avoir non seulement toujours existé mais de plus, perdurer. Car user de soins de beauté, c’est déjà rêver l’humanité en mieux et concourir à sa transformation universelle par autant de petits actes personnels qui affirment : « J’y crois et je le veux. »

Nouvel article du Labo de Cléopâtre : livre, tarif et transparence

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Mon second blog

Ceux qui suivent ce blog le savent, je me suis intéressée de près aux vrais cosmétiques de Cléopâtre et sur la base d’un mémoire universitaire qui leur était consacré, j’en ai recréé un, normalement issu du Kosmètikon, le vrai livre de cosmétiques de Cléopâtre dont il ne reste que des fragments éparpillés chez des médecins de l’Antiquité qui ont laissé des ouvrages.

Entre deux adaptations contemporaines de la recette et une assez semblable à l’originale, j’ai découvert des choses que j’ai trouvées passionnantes. Je les ai écrites dans un livre auto-publié pour que d’autres puissent reproduire pour eux-mêmes cette recette ancienne et prestigieuse d’un nettoyant visage et corps de la dernière reine d’Egypte.

Quelquefois, la tentation est grande de consacrer quelques articles aux cosmétiques anciens et à ceux de Cléopâtre en particulier, et ce d’autant plus que mes recherches continuent.

Alors, pour ne pas détruire l’unité et la cohérence d’Echodecythere et malgré tout ne pas me priver d’un partage sur mes expériences et découvertes, mes propos sur les cosmétiques anciens et en particulier ceux de la fascinante reine d’Egypte se trouveront ici : Le labo de Cléopâtre

Le blog est tout neuf, et comme tous les blogs, il ne demande qu’à s’épanouir, donc soyez patient.

Bonne découverte.