statue d’Aphrodite

Si je n’étais pas dans un musée…

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…je retournerais à mon lieu de naissance, la mer.

Aphrodite pose

Je contemplerais au lieu d’être contemplée…

Aphrodite seins

Je laisserais le froid durcir mes tétons de marbre.

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Comme vous, je rêverais d’amour et d’infini devant l’immensité du ciel.

Aphrodite ciel

Et, libre, je rejoindrais cet Infini…

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Le viol de l’Aphrodite de Cnide

Non, ce n’est pas un titre volontairement provocateur. C’est une histoire relatée, entre autres, par le pseudo Lucien de Samosate, qui nous a déjà fait parcourir les jardins de son temple.

Pour vous, pour moi, pour tout le monde, l’Aphrodite de Cnide est une magnifique statue sculptée par Praxitèle. Dans l’article précédent, nous avons parcouru les jardins de son temple au fil du texte Les amours, et nous avons admiré la logique de sa construction. Aujourd’hui, nous entrons dans son temple toujours avec, pour guides, le pseudo-Lucien et surtout ses personnages qui y faisaient un voyage philosophique. En effet, lors d’un voyage en mer, Lycinos retrouve des connaissances, Chariclès et Callicratidas.

Le premier ne jure que par l’amour avec les femmes, et le second, avec les hommes. Sous forme de joutes oratoires, l’un et l’autre alignent les arguments pour faire valoir leur point de vue dans une querelle destinée à être sans fin. Lycinos, le narrateur, est nommé l’arbitre de cette querelle philosophique très ordinaire à l’époque.

C’est dans ce contexte que se passe la visite au temple de l’Aphrodite de Cnide. Dans le récit, le temple a installé la statue de façon à ce que les visiteurs puissent la contempler de tous les côtés, comme les photos mises à la une, tirées du site allemand Virtuelles Antiken Museum, qui permettent de s’en faire une idée. Si Chariclès, qui aime les femmes, s’enflamme en voyant la statue, Callicratidas, étonnamment, s’émerveille lui aussi devant la splendeur de ce corps féminin.

Après quelques instants, ils se rendent compte d’une petite tache sur la cuisse de la déesse, rendue plus visible encore par la blancheur de son marbre. Ils croient à une imperfection du matériau, mais une femme chargée de l’entretien du temple les détrompe : c’est la marque du viol de la déesse par un jeune homme qui en était tombé follement amoureux. Les viols de nymphes et de mortelles par les dieux sont des histoires bien connues de la mythologie. Mais le viol des statues de déesse, on n’en a pas l’habitude !

Et pourtant, c’est une anecdote qu’on retrouve plusieurs fois dans la littérature philosophique concernant les questions sur l’amour et plus précisément celles qui opposent les amours hétérosexuelles aux amours homosexuelles. En effet, la tache se trouve à l’arrière de la cuisse de la déesse, prouvant, qu’on a souhaité la prendre par derrière, comme on le fait avec un homme, du moins pour les défenseurs des amours homosexuelles.

Le traducteur de l’édition d’Arléa écrit en note :« Le récit de cette histoire suscite une interrogation : l’impiété du jeune homme est-elle, puisqu’elle s’adresse à Aphrodite, un hommage à la puissance des amours hétérosexuelles ? Mais accomplie dans une telle posture, n’est-elle pas un témoignage contre cette Aphrodite-là ? La réponse est ambiguë. Doit-on mettre cet hommage profanatoire, cette révérence sacrilège au compte de l’amour des femmes ou celui des garçons? ».

Cette question, qui n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui, sauf peut-être pour la culture gay, cède la place pour les contemporains à une autre, plus intrigante mais plus logique pour la culture moderne : ce jeune homme a-t-il voulu faire l’amour à la déesse ou à la femme dont le corps magnifique a été sculpté par Praxitèle ?

Le texte dit : »il devint éperdument amoureux de la déesse« , »durant tout le jour, il se tenait devant la déesse, ses regards étaient continuellement fixés sur elle; ce n’était que murmures indistincts et plaintes amoureuses formant un monologue secret », »Comme le feu de son amour était sans cesse attisé avec plus de violence, notre homme en avait gravé des témoignages sur tous les murs. L’écorce délicate de chaque arbre était ainsi devenue comme un héraut proclamant la beauté d’Aphrodite ».

Ces citations montrent que c’est bien la déesse qui est l’objet de cet amour, mais aussi, indissociablement, l’oeuvre d’art créée par un auteur: »D’ailleurs, il honorait Praxitèle à l’égal de Zeus et tout ce que sa demeure renfermait de précieux, il le donnait en offrande à la déesse. »

Là où un contemporain voit l’oeuvre d’art d’un côté et l’idée de la divinité de l’autre, un Ancien, pour peu qu’il soit croyant, ne fait pas de distinction, comme le montre le texte, parce qu’on considérait que c’était le dieu qui communiquait avec l’artiste et se montrait à lui sous la forme de l’inspiration qui précède son oeuvre. En ce sens, l’Aphrodite de Praxitèle est bien Aphrodite pour son amoureux comme pour ses contemporains, et c’est bien avec elle qu’il fait l’amour, au moins dans la conception antique.

Maintenant, la dernière question qui se pose : cette histoire a-t-elle vraiment eu lieu ?

La tradition philosophique avait pour habitude d’évoquer plusieurs types d’histoires pour aborder des questions philosophiques : des mythes et des anecdotes réelles.

A votre avis, à quelle catégorie appartient ce récit ?

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Reflet de Cnide

Il existe plusieurs statues d’Aphrodite réalisées en Grèce ancienne. Elles font la fierté des musées et des villes qui les possèdent car elles éblouissent par leur beauté, une beauté qui illustre une certaine idée de l’oeuvre d’art, de ce qu’on attend de la perfection esthétique. Cette beauté sert également au prestige national : l’Italie, la France et d’autres pays possèdent chacun une statue des plus remarquables de la déesse qui les honore et dont le prestige rejaillit un peu sur eux.

Mais autrefois ?

Dans l’Antiquité, déjà, l’Aphrodite de Cnide, sculptée par Praxitèle, était célèbre pour sa beauté comme pour sa nudité. On venait la voir de loin et elle faisait le prestige et la fierté de la ville. Mais ce n’est pas dans un musée, au milieu d’autres oeuvres représentant elles aussi l’art qu’on pouvait l’admirer. C’était dans un temple, dans son temple, parce qu’elle représentait non la beauté de l’art mais l’incarnation de la Beauté même, de la Séduction et de l’Amour vus comme des absolus. Comme telle, elle était une divinité entourée des symboles qui, à l’époque, donnaient une idée profonde et spirituelle de son empire, de ce qu’on pouvait considérer venir de son royaume ou émaner de son essence divine.

Pour l’occasion, Reflet de Cythère devient Reflet de Cnide et vous invite dans le jardin du temple de l’Aphrodite de Cnide immortalisé par la plume de Lucien de Samosate, pour découvrir comment les Anciens concevaient un jardin à la gloire de la divinité régnant sur l’Amour et la Beauté.

« la cour était loin d’être revêtue de dalles en pierres polies, ce qui l’eût vouée à l’infécondité, mais comme il est naturel dans un temple d’Aphrodite, tout n’était que riches cultures fruitières. Les arbres au dense feuillage s’élevaient déjà fort haut et enfermaient l’espace alentour. Surpassant les autres essences, dans une débauche de baies, croissait, près de sa reine, le myrte luxuriant, et avec lui chaque espèce d’arbres qui avait reçu le don de la beauté. En dépit de leur âge avancé, ces derniers n’étaient pas flétris et desséchés, mais toujours dans la fleur de la jeunesse, ils arboraient des rameaux encore verts et tout gonflés de sève. Quelques arbres qui ne portaient que leur beauté en guise de fruits se mêlaient à cet ensemble : cyprès et platanes se dressaient au plus haut des airs et, parmi eux, Daphné ( le laurier ), la fugitive contemptrice d’Aphrodite, qui échappa jadis à la déesse. Autour de chaque tronc qu’il tenait enlacé serpentait le lierre, cet ami de l’amour. Des vignes pleines d’entrelacs étaient chargés de lourdes grappes. Aphrodite, en effet, a plus de volupté lorsque Dionysos l’accompagne et nous devons conjuguer les plaisirs que l’un et l’autre nous procurent : séparés, ils flattent moins nos sens. Dans les endroits où l’ombre était plus épaisse, des couches plaisantes s’offraient à ceux qui désiraient y festoyer. Les honnêtes gens de la cité venaient rarement ici, tandis que le peuple de la ville s’y portait en foule les jours de fête, sans doute pour y rendre d’intimes hommages à Aphrodite. »

Lucien de Samosate, Les Amours, traduit par Pierre Maréchaux

Aucun jardin n’a été, n’est ni ne sera conçu au hasard. Ici aussi, on voit bien que les espèces sont choisies selon des lois aphrodisiennes : la beauté, la fécondité et la jeunesse éternelle puisque les végétaux choisis sont à la fois d’un « âge avancé » et « dans la fleur de la jeunesse ». Des caractéristiques qu’ils ont en commun avec la déesse. On choisit aussi les espèces en fonction de leur consécration à la déesse, comme le myrte, mais aussi de la mythologie. Daphné fait ainsi référence à une nymphe aimée d’Apollon et changée en laurier, plante normalement consacrée au dieu. Mais ici, elle est comme un témoignage du triomphe de la déesse sur celle qui avait voulu échapper à son pouvoir et qui en est désormais un ornement. On choisit également les espèces en fonction de leur comportement : le lierre s’attache fortement à ce qu’il enserre, comme l’amour nous attache à ceux que nous aimons. Enfin, on peut les choisir en fonction des réalités sociales dans lesquelles prend place l’amour, comme c’est le cas pour la vigne. En effet, en Grèce ancienne, c’est lors des banquets où le vin – consacré à Dionysos – coulait à flot que les courtisanes – consacrées à Aphrodite – exerçaient leurs talents.

Et comble de luxe aphrodisien, des petites zones d’ombre préparent au visiteur des couches agréables pour sacrifier à la déesse de la manière qu’elle leur a inspirée, en permettant qu’ils s’embrassent ou fassent l’amour, ces « intimes hommages », en toute tranquillité.

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La leçon de beauté des Aphrodites

Vous les avez déjà vues aux musées, et leurs formes statiques et graves vous ont plus touchés par leur sérieux, leur classicisme, leur aspect artistique que par l’idée que vous vous faisiez souvent de la Beauté. Peut-être même que vous les trouvez ennuyeuses et vous pensez qu’appartenant au passé, elles n’ont plus rien à vous apporter ni à vous apprendre sur la beauté.

Et bien détrompez-vous.

Si nous partons du principe qu’Aphrodite est la déesse de la beauté et que chacun des sculpteurs qui en a conçu une a projeté dans sa sculpture un idéal de la beauté accepté par tous, alors, ces statues ont forcément quelque chose à nous dire sur la Beauté.

Alors oubliez dates, noms d’artistes, périodes artistiques et techniques, et écoutez les vérités que les déesses du Louvre ont à nous apprendre sur la beauté.

– La beauté ne concerne pas que la jeunesse

Parmi les différentes représentations de la déesse de l’Amour et de la Beauté figurent des femmes qui font assez juvéniles, comme la Vénus d’Arles, dont le corps et le visage sont lisses. C’est vrai aussi de l’Aphrodite de Cnide, dont il ne nous reste de la statue que l’intervalle entre le cou et les genoux. En revanche, les autres corps nus comme celui de l’Aphrodite « aux cheveux lâchés » , l’Aphrodite pudique et la Vénus de Milo présentent des femmes aux corps et aux visages plus matures, aux traits plus durs et aux corps marqués, où le muscle a pris forme au fil des ans.

– La beauté n’implique pas nécessairement la nudité

La Vénus de Cnide fut la première statue d’Aphrodite nue, et c’est ce qui fit sa célébrité. Mais de la Vénus de Milo à la Vénus d’Arles en passant par la Vénus Genitrix, on voit que la beauté se conçoit dans toutes les étapes du dévoilement du corps féminin, d’un sein à la totalité de ce corps. Mais la beauté se conçoit aussi dans un corps habillé comme celui de l’Aphrodite au pilier, où le vêtement, fait de multiples drapés, participe à cette beauté, et même, la construit peut-être.

– La beauté, c’est la fermeté

En revanche, si le corps peut être plantureux, généreux à certains endroits, comme le ventre de la Vénus de Milo dont Rodin disait qu’il était « splendide, large comme la mer« , il ne peut être relâché. Comme aujourd’hui, le relâchement signe du délabrement, est incompatible avec l’idée qu’on se fait, de la beauté. La confirmation de cette identification entre beauté et fermeté se vérifie dans le galbe des seins de ces déesses, et atteint son paroxysme dans le bras tendu de la Vénus d’Arles. Car si ce bras tendu et cette main parfaite démontrent surtout le talent du sculpteur, n’importe quelle femme attentive sait que très tôt, le relâchement se manifeste à l’arrière du bras, chez la femme.

Pas sûr que la magnifique tenue du bras de la déesse ne soit qu’un détail insignifiant.

– La beauté est aussi soumise à  la mode

Pour vérifier ce fait, il n’y a qu’à regarder l’affreuse coiffure de l’Aphrodite pudique qu’aucune femme ne porterait aujourd’hui en se trouvant belle et qu’aucun homme ne regarderait en la trouvant autrement que ridicule. Par ailleurs, si on regarde les coiffures de toutes les statues, elles sont toutes bouclées, même si les coiffures sont toutes différentes.

Enfin, il faut bien reconnaître que ces statues de corps féminins ont presque toujours, comme l’ont fait remarquer beaucoup d’historiens de l’art, des corps plutôt masculins. Et le fait est que dans la poésie comme dans la philosophie de cette époque-là, et pour la seule fois de l’histoire, c’est la beauté masculine qui est préférée.

– La beauté, c’est la dignité

Les attitudes des déesses représentant l’Amour, la Beauté, la Sexualité, sont paradoxalement prudes ou fières, jamais lascives. Etrangement, seule l’Aphrodite au pilier, dont la posture paraît un peu vulgaire, a changé de destin et est devenue Muse, semblant nous donner ce conseil avisé et toujours valable : »Si tout espoir de beauté est mort pour toi, exerce un art où tu excelles pour t’en donner un peu. »

Et c’est vrai que beaucoup d’artistes qu’on n’a pas toujours trouvé beaux ou belles ont su séduire par leur talent et projeter vers l’extérieur leur beauté intérieure.

Et si on écoutait un peu les déesses ? On constaterait certainement que l’idée qu’on se fait de la beauté en Occident reste inchangée depuis les Aphrodites.

Cet article et ces photos – sauf celle de la Venus Genitrix qui appartient au site http://www.theio.com – sont les propriétés du site Echodecythere. Il est interdit par le code de la propriété intellectuelle de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

La Vénus de Milo version Pop Art

A la boutique du Louvre, la Réunion des Musées Nationaux a décliné certaines oeuvres emblématiques du musée telles que la Joconde et la Vénus de Milo en version Pop Art. La raison invoquée pour la Vénus de Milo est le fait que les statues et oeuvres d’art grecques antiques étaient polychromes. Bon, admettons même si elles sont ici monochromes en série ( non, ce n’est pas un nouveau profil de tueurs, seulement de moulages ).

Néanmoins, je me demande la raison qu’ils ont invoquée pour la Joconde…

Allez, reconnaissons à cette initiative la qualité de faire du neuf avec du vieux, de nous en mettre plein la vue et de nous inciter à réfléchir sur la valeur de l’oeuvre d’art et son accessibilité. De toute façon, tout le monde aime le Pop Art…

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Reflet de Cythère (2)

 

Les Grecs sont plutôt connus pour des poèmes libertins. Les moeurs en effet étaient légères et on parlait volontiers de l’amour entre hommes, entre femmes, voire les 2, et on sut même philosopher parfois très sérieusement sur la valeur de ces inclinations, plus volontiers portées sur les hommes pour des raisons culturelles. Car les hommes ayant accès à l’éducation tandis que les femmes non, le fossé intellectuel se creusait entre les deux sexes et l’un et l’autre ne partageaient plus grand chose quand ils faisaient partie des familles de l’élite.

Cette liberté d’écriture sera condamnée quand le christianisme prendra de l’importance, et finira par disparaître avec son triomphe et l’interdiction des cultes païens.

Mais parfois, les poètes célébrèrent l’amour conjugal, l’attachement à vie basé sur l’intelligence représenté par Aphrodite Ouranie, la déesse primordiale chantée  par Hésiode, à la différence de l’Aphrodite dite populaire, plus moderne, fille de Zeus et de Dioné, qui inspirait l’amour physique.

Pour une statue d’Aphrodite-Ouranie

 » Cette Aphrodite n’est point l’Aphrodite populaire, c’est l’Aphrodite-Ouranie. La chaste Chrysogone l’a placée dans la maison d’Amphiclès, à qui elle a donné plusieurs enfants, gages touchants de sa tendresse et de sa fidélité. Le premier soin, tous les ans, de ces heureux époux est de vous invoquer, puissante déesse, et en récompense de leur piété, tous les ans, vous ajoutez à leur bonheur. Ils prospèrent toujours, les mortels qui honorent les dieux. »

Théocrite, poète de la célèbre Pléiade antique, III ème siècle avant notre ère.

Reflet de Cythère (1)

 

Ecoutons la poésie et laissons-la mener notre esprit dans les lieux où elle a célébré la déesse de l’Amour et de la Beauté. ici, c’est Anyté qui nous décrit un ancien site près de la mer où s’élevait une statue de la déesse, aujourd’hui disparue. Un lieu bien choisi, en effet, pour une déesse née de l’écume de la mer…

 

Une image d’Aphrodite

 » Le lieu est bien choisi, Cypris, pour ta statue, 

Près de la mer, ô toi sa reine, ô toi sa fille, 

Protectrice des nefs ! La tempête s’est tue ;

L’eau calme réfléchit ton beau bronze qui brille. »

 

Anyté, poétesse grecque du IV ème siècle avant notre ère.