Reflet de Cythère (2)

 

Les Grecs sont plutôt connus pour des poèmes libertins. Les moeurs en effet étaient légères et on parlait volontiers de l’amour entre hommes, entre femmes, voire les 2, et on sut même philosopher parfois très sérieusement sur la valeur de ces inclinations, plus volontiers portées sur les hommes pour des raisons culturelles. Car les hommes ayant accès à l’éducation tandis que les femmes non, le fossé intellectuel se creusait entre les deux sexes et l’un et l’autre ne partageaient plus grand chose quand ils faisaient partie des familles de l’élite.

Cette liberté d’écriture sera condamnée quand le christianisme prendra de l’importance, et finira par disparaître avec son triomphe et l’interdiction des cultes païens.

Mais parfois, les poètes célébrèrent l’amour conjugal, l’attachement à vie basé sur l’intelligence représenté par Aphrodite Ouranie, la déesse primordiale chantée  par Hésiode, à la différence de l’Aphrodite dite populaire, plus moderne, fille de Zeus et de Dioné, qui inspirait l’amour physique.

Pour une statue d’Aphrodite-Ouranie

 » Cette Aphrodite n’est point l’Aphrodite populaire, c’est l’Aphrodite-Ouranie. La chaste Chrysogone l’a placée dans la maison d’Amphiclès, à qui elle a donné plusieurs enfants, gages touchants de sa tendresse et de sa fidélité. Le premier soin, tous les ans, de ces heureux époux est de vous invoquer, puissante déesse, et en récompense de leur piété, tous les ans, vous ajoutez à leur bonheur. Ils prospèrent toujours, les mortels qui honorent les dieux. »

Théocrite, poète de la célèbre Pléiade antique, III ème siècle avant notre ère.

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